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Texte et mise en scène : Marine Bachelot
Interprètes : Émeline Frémont,
Claire Péron, Stéphane Piveteau
avec la présence-vidéo de seize comédiens
amateurs : Camilla Bailbe, Andrée Corre, Cécile
De Courseulles, Morgan Floch, Véronique Guerch, Laura
Hamidou, Cécile Le Claire, Juliette Le Roy, Fatiha
Messaoudi, Lucie Monvoisin, Danielle Morel-Aubry, Auriane
Oguet, François Oguet, Ecaterina Ojoga, Françoise
Radin, Marie-Claude Tézenas.
Scénographie : Bénédicte Jolys
Photographie : Caroline Ablain
Vidéo : Julie Pareau
Lumière : Arnaud Godest
Prises de vue : vidéo Caroline Ablain et Julie
Pareau
Affiche : Dominic Boariu
Production : Lumière daoût >
compagnie théâtrale /collectif dauteurs,
Rennes
Coproduction : Théâtre de Folle Pensée
> compagnie conventionnée, St Brieuc
Accueil en résidence : Théâtre
de la Paillette, Rennes Théâtre du Cercle,
Rennes
Gestion administrative et financière
Sonia Rolland
Artemisia vulgaris fictionne
sur le destin dune femme insaisissable.
On suit cette femme dans ses voyages aux quatre coins de la
planète, en quête dhommes dune catégorie
très particulière chefs dÉtat
et dictateurs du monde entier quelle rencontre
dans des « zones de jonction » surmodernes
et décrites au scalpel.
On la suit encore dans des expériences culinaires improbables,
on écoute sa fascination pour France Info et la botanique,
pour un Christ souffrant quun laboratoire de Turin tente
désespérément de cloner.
Cette femme, on le découvre peu à peu, met son
corps et son sexe en jeu pour aller au devant dun mystère :
celui de lexercice du pouvoir et de la « destruction
politique des corps » qui lui est presque toujours
associée.
La pièce est construite sur lalternance de la
parole de cette femme, ELLE, et des propos dun chur
de récitants, CEUX QUI PARLENT AUTOUR DELLE,
qui prennent en charge le dévoilement de son histoire
et de ses agissements.
Artemisia vulgaris est une pièce qui emprunte,
arrache au réel et à la réalité
politique du monde des éléments pour sa fiction.
Lécriture revendique cet aspect documentaire,
qui nourrit le travail de la langue, la construction de la
fiction, affirme son ancrage dans la réalité
politique du monde actuel.

crédit photographique | Caroline Ablain
« À travers le destin dune femme,
Artemisia vulgaris déplie presque le monde entier.
Géopolitique amoureuse. On entend les noms dhommes
politiques importants et qui bougent encore. On entend les
noms de villes que nous navons pas visitées,
daéroports en aéroports. Ce sont les mots,
ce sont les noms du journal de vingt heures, mais le sens
se fait plus inquiétant. Ce sont les images polies
des sites Internet, mais les corps sont là. Une femme
est le centre de la pièce, une femme qui a vu et parcouru
tous ces lieux. Son corps à elle est relié au
monde entier. Au plus profond des entrailles de cette femme
le monde est en question. »
Alexis Fichet (1er metteur en scène dArtemisia
vulgaris).
crédit
photographique | Caroline Ablain
Artemisia vulgaris a été
écrite dans le cadre dune commande de Roland
Fichet (auteur dramatique et directeur du Théâtre
de Folle Pensée) pour le projet Pièces didentités,
création qui a regroupé en 2003-2004 de jeunes
auteurs, metteurs en scène et comédiens français
et africains.
Cette première version de la pièce a été
créée en janvier 2004 à la Passerelle,
Scène nationale de Saint-Brieuc, au sein du spectacle
Pièces didentités, dans une mise
en scène dAlexis Fichet, avec quatre comédiens: Carole
Aubrée-Dumont, Marie-Laure Crochant, Wakeu Fogaing,
Monique Lucas.
En 2005, jai repris et remanié la structure et
la fin de la pièce, afin de lactualiser. Certains
des hommes politiques et chefs dÉtat qui figurent
désormais dans la fiction avaient en effet changé
de situation, sétaient illustrés par de
nouveaux agissements ; il ma semblé intéressant
den jouer, den rendre compte, de saisir les nouveaux
questionnements qui se soulevaient dans cet entrelacs.
Ceci ma poussée à concevoir une dernière
partie dArtemisia vulgaris « in
progress », destinée à être
réélaborée et réécrite
au fil des soubresauts de lactualité et de lhistoire
proche, et en fonction des questions qui concernent lassemblée
des spectateurs au moment de la représentation.
Cette nouvelle version du texte a été mise en
lecture à Rennes le 6 avril 2005 à lADEC,
dans le cadre dune Sortie daoût (cycle de
lectures/spectacles) de la compagnie Lumière daoût.
Cest à partir de cette lecture qua pris
naissance le projet de création, qui sest concrétisé
fin mars 2007 au Théâtre la Paillette, avec une
réécriture du texte faisant allusion aux élections
présidentielles du printemps.
Le remaniement et la réécriture de la fin de
la pièce sont dores et déjà en
chantier, dans la perspective dune intégration
plus subtile de lactualité politique à
la fiction, dans lidée dun élargissement
final de lhorizon mythique et poétique du récit.
En dehors de la compagnie
Lumière daoût, la pièce suit
aussi son chemin
> Artemisia vulgaris a été sélectionnée
par le comité de lecture parisien dAneth
(Aux Nouvelles Écritures Théâtrales
- Carnets de lectures n°9).
> Artemisia vulgaris a été publiée
comme inédit dans la revue Théâtre
s en Bretagne n°23 (P.U.R, 1er semestre 2006).
> Dieudonné Niangouna, auteur et metteur en
scène congolais, a mis en lecture Artemisia
vulgaris en décembre 2005 à Brazzaville,
lors du festival Mantsina sur scène, avec
une équipe dacteurs congolais. Jean Clauvice
NGoubili, metteur en scène de lAtelier
Bobatu, a créé la pièce au CCF de
Brazzaville le 12 mai 2007 (avec le soutien de Cultures
France). |

crédit
photographique | Caroline Ablain
Extraits du texte Artemisia vulgaris |
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Lire
l'extrait
Artemisia vulgaris en scène
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> Trois mouvements
1. « Le Voyage ». Ou la reconstitution
quasi-policière des déplacements et voyages
de cette femme à travers le monde, parsemée
dindices : les lieux où elle est allée,
les prénoms des hommes dEtat quelle a rencontrés,
les réactions de ses cellules les plus intimes. Sur
le plateau se joue aussi la construction du corps de la prostituée
de luxe. Une traversée entre géopolitique et
biologie.
2. « La cuisine ». On se rapproche de
lintimité domestique et des agissements dELLE,
on formule des hypothèses. Entre une recette de confiture
de fraises et lévocation du linceul du Christ,
la menace du terrorisme sexuel se dessine. Les mains dans
la pâte, la question politico-philosophique des liens
entre sexualité, désir de pouvoir et « destruction
politique des corps » est soulevée par les
récitants, qui nous révèlent enfin quELLE
détient dans sa cuisine les substances séminales
des hommes dEtat.
3. « Continuer ». Dans cette troisième
partie où les noms des hommes politiques sont livrés
dans leur réalité brute, où une certaine
dimension dactualité reprend le dessus, le projet
de lhéroïne rencontre progressivement des
obstacles, avant de péricliter. Tandis que les récitants
se rapprochent du présent de lassemblée
des spectateurs, ELLE fait basculer son destin vers la forêt,
vers un devenir-plante, un devenir-déesse qui semble
léloigner de laction politique mais lui
donne les dimensions du mythe. (fin en phase de réécriture)
> Une héroïne et deux récitants
Sur le plateau, trois comédiens : un duo de récitants,
et une jeune femme dont le corps et la personne vont devenir
une légende. Artemisia vulgaris nest en effet
rien moins que la mise en place dune légende
contemporaine, politique et fantasmatique, racontée
par des voix qui pourraient être celles de la rumeur
quelle soit populaire, mondaine, médiatique
ou mythique.
Emeline Frémont incarne peu à peu cette légende,
par un jeu de micro-métamorphoses. ELLE est en effet
une figure qui vit des transformations permanentes, qui joue
à épouser des identités multiples, qui
trace sans cesse, non sans humour, des lignes de fuite :
madame tout-le-monde, prostituée de luxe, espionne
terroriste, « Artemis vulgaire », plante,
déesse, Christ femelle... Lactrice accomplit
imperceptiblement ce chemin des identités féminines,
sappuyant sur des stéréotypes légèrement
décalés : de la femme banale à la
prostituée de luxe, de la prostituée à
la femme au fourneau, de la sorcière à la plante,
de la plante à la déesse, etc.
Les récitants, Claire Péron et Stéphane
Piveteau, reconstituent, construisent ou fantasment la destinée
de cette femme, accompagnant son jeu de métamorphose.
Enquêteurs, observateurs ou complices, ils sont les
passeurs et les acteurs ludiques du verbe et du récit,
les intermédiaires entre ELLE et le public, mais également
les vecteurs conscients du propos politique qui se joue derrière
la fable dArtemisia vulgaris. Leur duo trace des rapports
de distance et dintimité avec lhéroïne,
des rythmes et des intensités, se prêtant et
se prenant au jeu.

crédit
photographique | Caroline Ablain
> Scénographie / un paysage mental
Conçu dans un dialogue nourri entre la scénographe
Bénédicte Jolys et le metteur en scène,
modulé au contact des acteurs pendant les répétitions,
le dispositif scénographique et plastique dArtemisia
vulgaris dessine un paysage mental, à la fois clinique
et organique, où sécrit, se raconte et
se joue lhistoire dELLE.
La vaste étendue blanche du sol est coupée au
lointain par une forêt de branchages, rideau végétal
et espace-source de lhéroïne. Des formes
couleur chair échouées au sol évoquent
les îles ou les continents des cartes de géographie,
aussi bien que des matières plus directement organiques.
Des pantalons et vestes dhommes, figés dans des
postures grotesques, rappellent les conquêtes et les
chasses de la prostituée de luxe, puis résonnent
avec la question de « la destruction politique
des corps ». Lécran métallique
en mouvement se veut une fenêtre sur le monde, de même
que les écrans de plexiglas manipulés par les
acteurs. Une table daluminium devient lautel domestique
de lhéroïne qui nous emmène dans
les secrets de sa cuisine. Des îlots de bocaux transparents,
des tubes néons et objets lumineux complètent
le dispositif, devenant par moments accessoires de jeu.
La volonté est que la scénographie et ses éléments
soient à la fois paysage, réseau de signes en
évolution, et partenaires de jeu pour les comédiens.

Photographie panoramique du
dispositif scénographique dArtemisia vulgaris
(crédit Stéphane Mahé)
> aperçu complet à 360° sur www.la-paillette.net/artemisia.htm
> Lirruption du réel documentaire
Si lunivers scénographique joue sur linstallation
dun paysage et dune poétique, la mise en
scène fait aussi appel à la présence
de matériaux et supports documentaires plus bruts.
Une radio réglée sur France Info diffuse en
direct des nouvelles qui viennent interrompre le récit
à des moments choisis : le pari est, prenant le
risque de laléatoire, de faire résonner
la fiction dArtemisia vulgaris avec le flux médiatique,
de rappeler au spectateur la rumeur continue du monde
puisque cest toujours de cela quil est question.
Des photos de chefs dÉtat sont projetées
sur des écrans ou à même le corps de la
comédienne. Ces inserts documentaires, ces liens bruts
avec la réalité extérieure sont une façon
de politiser lunivers scénique, en même
temps quils renvoient aux modes décriture
du texte (collage, montage, insertion).
> Les photographies du « Voyage »
Caroline Ablain a réalisé une série de
12 photographies que je lui ai commandées, inspirées
des 12 lieux de rencontre que ELLE évoque et décrit
dans la première partie du texte, « Le Voyage ».
Espaces intérieurs vides de présence humaine
teintés détrangeté, focales frappantes,
paysages à la banalité trompeuse, les images
de Caroline Ablain entrent en résonance avec les espaces
surmodernes dans lesquels le personnage principal évolue.
Projetées sur un écran rotatif daluminium
conçu par Bénédicte Jolys, les photographies
nont pas de vocation illustrative : elles viennent
accompagner et ponctuer le récit, installer ou contredire
lunivers, ouvrir des fenêtres fugitives dans lespace
scénique.
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| « Le
Voyage » - Photographies de Caroline
Ablain pour projection dans le spectacle |
> Images vidéo et participation de comédiens
amateurs
Des images vidéo prennent place dans le spectacle,
apparaissant sur différents supports de projection
(écrans, objets, corps), sintégrant à
la scénographie et au récit, et devenant partenaires
de jeu des comédiens. Nous souhaitions en effet avec
Julie Pareau travailler en ce sens : que la vidéo
soit au service des acteurs et du texte, quelle sintègre
avec souplesse dans la mise en scène.
Des voix et visages en vidéo interviennent pour donner
une dimension supplémentaire au chur de CEUX
QUI PARLENT AUTOUR DELLE, assumé sur le plateau
par Claire Péron et Stéphane Piveteau :
sur des écrans de plexiglas manipulés par les
acteurs, ces visages et ces voix rapportent des fragments
de lhistoire dArtemisia vulgaris. Ainsi
lidée dun plus grand nombre de récitants
et de témoins est-elle restituée, à mi-chemin
entre récit médiatique et récit mythique.
Ces images ont été réalisées avec
un groupe de 16 comédiens amateurs désireux
de découvrir le texte et de tenter lexpérience.
Les captations vidéo ont ensuite été
retravaillées et montées par Julie Pareau. Leur
intégration au plateau a fait lobjet de nombreuses
expérimentations. Solliciter des comédiens amateurs
et les inviter à participer de cette façon au
processus ma semblé important dans lesprit
du projet, pour ouvrir le geste de création vers lextérieur,
et en garder une trace visible dans le spectacle.
Dautres visages, photos en mouvement, prénoms,
glissent sur lespace scénique ou naissent sur
le corps des acteurs, comme autant de signes contribuant à
nourrir lunivers scénique et son imaginaire.

crédit
photographique | Caroline Ablain
La création dArtemisia vulgaris au Théâtre
la Paillette a été loccasion de mettre
en place des ateliers du spectateur avec trois classes de
lycéens (1ère STI Arts appliqués et 1ère
SMS du lycée Bréquigny, Terminale S du lycée
Chateaubriand) et un groupe de spectateurs adultes.
Ces ateliers ont pour objet la découverte des quatre
temps de luvre théâtrale, et se déroulent
selon le schéma suivant :
1) lecture du texte en amont, puis rencontre-discussion
avec lauteur et dautres membres de léquipe
(en classe ou au théâtre)
2) ouverture dune répétition publique
pendant la création, dialogue avec les acteurs
3) représentation du spectacle
4) retours sur le spectacle et discussion avec léquipe
artistique (quelques temps après, en classe)
Françoise Martin, professeur de Français du
lycée Bréquigny, dans le cadre de son programme
sur le théâtre et sa représentation, a
tracé un parallèle entre le Dom Juan
de Molière et Artemisia vulgaris, et a demandé
à ses élèves dimaginer des scénographies
pour la pièce (travaux plastiques en arts appliqués).
Sophie Planchet, enseignante dhistoire-géographie
au lycée Chateaubriand, et sa collègue de philosophie,
ont mis en relation les thématiques soulevées
par la pièce avec leurs programmes de Terminale respectifs.

crédit photographique | Caroline Ablain
Artemisia vulgaris : quand au théâtre,
se mêlent sexe et politique
« La scène évoque un espace stérilisé
où des pantalons dhommes, braguettes ouvertes,
figés et grotesques dans des positions évocatrices
côtoient des éléments dune blancheur
virginale, une table dhôpital et des bocaux en
verre remplis de choses curieuses. Au fond, de verts branchages
offrent une issue naturelle vers un ailleurs vivant :
cest là que lensorceleuse héroïne
de cette légende moderne ira chercher lapaisement
et loubli. Claire Péron et Stéphane Piveteau
forment un impeccable duo de récitants presque jumeaux
et nous captent par linquiétante description
clinique des aspects de notre monde actuel où même
les uvres dart sont aseptisées. Émeline
Frémont dégage une ironie redoutablement juste
et charmeuse pour incarner cette prostituée machiavélique
qui use de son sexe pour séduire et récolter
les semences de chefs dÉtat dont les prénoms
(Tony, Jacques
) et les visages sont projetés
sans équivoque sur son dos nu. La compagnie Lumière
daoût, sous la plume et la mise en scène
de Marine Bachelot, convoque les candidats actuels à
la présidence de notre pays dans un défilé
où Nicolas S. choisira léprouvette où
se mêle le sperme de Bush et de Berlusconi. France-Info
en direct pendant le spectacle nous oblige à prendre
conscience de limmédiateté de lactualité
de cette belle fiction politique et poétique admirablement
écrite et mise en scène. »
Ouest-France du mardi 3 avril 2007
Artemisia vulgaris ou le nouveau théâtre
politique
« Dès ce soir, 20h30, le Théâtre
de la Paillette propose au public un voyage entre fiction
et réalité sur fond politique avec le spectacle
Artemisia vulgaris. Cette pièce est une création
de la compagnie Lumière daoût qui rassemble
sous son étendard un collectif de six auteurs rennais.
La jeune génération de metteurs en scène
a déjà à son actif plusieurs pièces.
[
] Artemisia vulgaris : le destin dune
prostituée de luxe qui parcourt le monde à la
rencontre de chefs dEtat et dictateurs, et qui
mène un projet de recherche sur les questions du pouvoir
et du sexe. Trois comédiens évoluent dans une
scénographie originale où se mêlent objets
divers, vidéos, projections de photos, qui sont autant
de fenêtres ouvertes sur le monde. Les six esprits vifs
de la compagnie nont pas lhabitude de travailler
en vase clos : une quinzaine de comédiens amateurs
ont participé au projet en donnant leur vision du texte
dArtemisia vulgaris au travers de vidéos
projetées sur scène. »
Ouest-France du mercredi 28 mars 2007
Marine
Bachelot
Émeline Frémont, née en 1984.
Comédienne.
Elle commence le théâtre en 1998, au sein dun
atelier dirigé par Régine Trotel à la
MJC La Paillette à Rennes, et travaille autour dauteurs
tels que Daniil Harms, Franck Wedekind, Euripide.
En octobre 2003, elle entre à lécole du
Théâtre National de Bretagne (TNB) dirigée
par Stanislas Nordey. Elle y travaille sous la direction de
Wajdi Mouawad, Eric Didry, Laurent Sauvage, Blandine Savetier,
Claude Régy, Martine-Joséphine Thomas, Loïc
Touzé, Hubert Colas, Roland Fichet, Robert Cantarella,
Serge Tranvouez, Jean-Christophe Saïs, Marie Vayssière
En septembre 2005 elle joue dans La photographie de
Jean-Luc Lagarce, mis en scène par Thomas Jolly au
TNB. En février 2006 elle participe à un chantier
autour de l'écriture de Frédéric Vossier
avec Robert Cantarella à Théâtre Ouvert
à Paris.
En août 2006, avec la compagnie Piccola Familia, elle
participe à la création du spectacle Arlequin
poli par lamour de Marivaux, mis en scène
par Thomas Jolly. Reprise et tournée en 2007.
En octobre-novembre 2006, elle participe à la création
française de Peanuts / Gênes 01 de
Fausto Paravidino, deux spectacles mis en scène par
Stanislas Nordey, joués à Rennes lors du Festival
Mettre en scène et à Paris à Théâtre
Ouvert.
Claire Péron, née en 1980. Comédienne.
Elle suit durant quatre ans un cursus Arts du Spectacle à
lUniversité Rennes 2. Lors de cette formation,
elle travaille notamment avec Denis Lebert, Cédric
Gourmelon, Madeleine Louarn et les acteurs de Catalyse, ou
encore Pierre Maillet et David Jeanne Comello.
Elle a obtenu en juin 2006 le diplôme du Conservatoire
de région de Rennes (direction Daniel Dupont), à
lissue dune formation de 2 ans.
En novembre 2002, elle est figurante dans L'Excès-l'usine
de Leslie Kaplan, mis en scène par Marcial Di Fonzo
Bo au Théâtre National de Bretagne (lors du Festival
Mettre en Scène).
En mars 2004, elle est linterprète de Ce soir
je n'ai pas peur, monologue écrit par Erwan Tanguy,
mis en scène par Vincent Furic (Ateliers 415). En mai
2006 elle est comédienne dans ç.a.n écrit
et mis en scène par Pierre-François Garel, Festival
Théâtre en Rance, Dinan.
En 2005 elle participe à plusieurs Sorties daoût
(lectures spectacles) avec la compagnie Lumière daoût. Elle
est interprète dans les Courtes pièces politiques
de la compagnie Lumière daoût, créées
en novembre 2006 au Théâtre la Paillette à
Rennes.
En 2007 elle joue dans Bouli-Miro de Fabrice Melquiot,
mise en scène Stéphanie Peinado (Ateliers 415),
créé au Théâtre du Préau
à Vire (Normandie).
Stéphane Piveteau, né en 1976. Comédien.
Après un bac A3 Théâtre, il suit un cursus
Arts du spectacle à lUniversité Rennes
2, où il travaille avec les Lucioles, Cédric
Gourmelon, Madeleine Louarn...
De 1997 à 2000, il partage de nombreux travaux avec
Nadia Vonderheyden, et Denis Lebert. En 2001, il joue dans
Bérénice de Racine, mis en scène
par Denis Lebert.
Il est interprète dans Là, mise en scène
de Benoît Gasnier (Théâtre à lEnvers)
lors du Festival Mettre en scène 2001.
En 2002, il joue dans Kant de Jon Fosse, mise en scène
de Georges Muns, à Tours.
Entre 2002 et 2004, il est interprète dans le projet
Melancholia 1 de Jon Fosse, mise en scène de
François Tizon, en Islande, à Lyon, Bourg-en-Bresse
et au Mans. En 2004 au Théâtre Dijon Bourgogne,
il participe à un stage avec Mathias Langhoff autour
de Shakespeare.
En 2005 il participe à plusieurs Sorties daoût
(lectures spectacles) avec la compagnie Lumière daoût
et est interprète dans les Courtes pièces
politiques, créées en novembre 2006 au Théâtre
la Pailette.
Il joue en 2006 et 2007 dans Gens de Séoul dOriza
Hirata, mise en scène dArnaud Meunier, créé
au Théâtre National de Chaillot.
Bénédicte Jolys, née en 1978.
Scénographe.
Elle est diplômée des Beaux-Arts de Rennes (DNAP,
2000) et de LENSATT Lyon (scénographie, 2004).
Son champ daction comprend la danse, le théâtre,
les arts plastiques. Parallèlement à ces deux
formations de 1998 à 2004, elle participe à
des créations collectives de performances plastique
et chorégraphique dans le cadre de workshops avec les
chorégraphes Stéphane Fratti et Bernardo Montet,
est assistante des plasticiens Jan Kopp, Nicolas Floch
(installation), Gilles Touyard (théâtre), réalise
et capte des images vidéo pour des créations
du chorégraphe Alain Buffard. Elle est scénographe
du Théâtre de Folle Pensée pour le projet
Pièces didentités à Saint-Brieuc
et en Afrique de lOuest. Elle crée et réalise
avec E. Roy une scénographie pour Michel Raskine, et
signe la conception scénographique des derniers projets
du chorégraphe Dominique Jégou. Avec Charline
Grand, elle participe au projet franco-nigérien A
létroit, deuxième mouvement, sur un
texte dAlfred Dogbé (création au Niger
en 2005 et reprise en tournée en 2006 dans cinq pays
dAfrique).
Caroline Ablain, née en 1978. Photographe.
Après une Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie
à l'Université Rennes 2, elle entre à
l'École Nationale Supérieure de la Photographie
d'Arles, dont elle obtient le diplôme en juin 2004.
Elle se consacre à la photographie de spectacle vivant
(théâtre, danse, musique
), tout en poursuivant
dautres recherches sur le portrait, le paysage, sur
des images qui saisissent ou mettent en scène le réel.
Elle a travaillé entre autres avec le Théâtre
d'Arles, le Musée Réattu (Arles) et la Région
PACA. Vivant désormais à Rennes, elle travaille
notamment avec le Théâtre National de Bretagne,
le Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne,
et plusieurs compagnies de la région.
Site web : www.carolineablain.com
Julie Pareau, née en 1978. Vidéaste.
Depuis l'obtention de son diplôme aux Beaux-arts de
Rennes en 2001, Julie Pareau travaille la vidéo et
l'écriture. On a pu voir ses vidéos notamment
à Jussieu lors de Nuit-blanche Paris, sur une invitation
de Hou Hanru, en 2004. Entre 2004 et 2005, elle intervient
dans la revue Hypercourt : n° 2 et 4, aux
éditions è®e. Son texte Le souci du chirurgien
est paru dans l'ouvrage collectif « Renews 2
ENFIN ! », aux éditions è®e,
en octobre 2005. En février 2006, elle est en résidence
dartiste à la Villa du Lavoir à Paris
pour mettre en place les éléments dun
nouveau travail décriture intitulé ENTRE.
Elle travaille plus intensément comme vidéaste
et technicienne pour le théâtre depuis septembre
2006.
Plateau minimum 10x10 mètres - pendrillonnage à
lallemande
Fiche technique plus complète sur demande
Marine Bachelot
12 rue Ginguené
35 000 Rennes
Tél. 06 78 52 33 86
marinebachelot@yahoo.fr
> Lumière daoût > compagnie théâtrale
/ collectif dauteurs
81 rue de lAlma 35 000 Rennes
Tél. 02 99 79 32 91 ou 06 78 52 33
86
e-mail : lumiere_daout@yahoo.fr
site : www.lumieredaout.net
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