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  Artemisia vulgaris - création - Marine Bachelot
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  Artemisia vulgaris
Générique
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crédit  photographique | Caroline Ablain


> spectacle créé du 28 au 31 mars 2007 au Théâtre la Paillette – Rennes
> reprise au Théâtre de Poche d’Hédé du 18 au 20 octobre 2007

  avec l'aide nationale à la création du Centre National du Théâtre

 

 

Générique
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Texte et mise en scène : Marine Bachelot
Interprètes : Émeline Frémont, Claire Péron, Stéphane Piveteau
avec la présence-vidéo de seize comédiens amateurs : Camilla Bailbe, Andrée Corre, Cécile De Courseulles, Morgan Floch, Véronique Guerch, Laura Hamidou, Cécile Le Claire, Juliette Le Roy, Fatiha Messaoudi, Lucie Monvoisin, Danielle Morel-Aubry, Auriane Oguet, François Oguet, Ecaterina Ojoga, Françoise Radin, Marie-Claude Tézenas.
Scénographie : Bénédicte Jolys
Photographie : Caroline Ablain
Vidéo : Julie Pareau
Lumière : Arnaud Godest
Prises de vue : vidéo Caroline Ablain et Julie Pareau
Affiche : Dominic Boariu
Production : Lumière d’août > compagnie théâtrale /collectif d’auteurs, Rennes
Coproduction : Théâtre de Folle Pensée > compagnie conventionnée, St Brieuc
Accueil en résidence : Théâtre de la Paillette, Rennes – Théâtre du Cercle, Rennes
Gestion administrative et financière Sonia Rolland

 


De quoi parle la pièce ?
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Artemisia vulgaris fictionne sur le destin d’une femme insaisissable.
On suit cette femme dans ses voyages aux quatre coins de la planète, en quête d’hommes d’une catégorie très particulière — chefs d’État et dictateurs du monde entier — qu’elle rencontre dans des « zones de jonction » surmodernes et décrites au scalpel.
On la suit encore dans des expériences culinaires improbables, on écoute sa fascination pour France Info et la botanique, pour un Christ souffrant qu’un laboratoire de Turin tente désespérément de cloner.
Cette femme, on le découvre peu à peu, met son corps et son sexe en jeu pour aller au devant d’un mystère : celui de l’exercice du pouvoir et de la « destruction politique des corps » qui lui est presque toujours associée.
La pièce est construite sur l’alternance de la parole de cette femme, ELLE, et des propos d’un chœur de récitants, CEUX QUI PARLENT AUTOUR D’ELLE, qui prennent en charge le dévoilement de son histoire et de ses agissements.
Artemisia vulgaris est une pièce qui emprunte, arrache au réel et à la réalité politique du monde des éléments pour sa fiction. L’écriture revendique cet aspect documentaire, qui nourrit le travail de la langue, la construction de la fiction, affirme son ancrage dans la réalité politique du monde actuel.




crédit  photographique | Caroline Ablain



« À travers le destin d’une femme, Artemisia vulgaris déplie presque le monde entier. Géopolitique amoureuse. On entend les noms d’hommes politiques importants et qui bougent encore. On entend les noms de villes que nous n’avons pas visitées, d’aéroports en aéroports. Ce sont les mots, ce sont les noms du journal de vingt heures, mais le sens se fait plus inquiétant. Ce sont les images polies des sites Internet, mais les corps sont là. Une femme est le centre de la pièce, une femme qui a vu et parcouru tous ces lieux. Son corps à elle est relié au monde entier. Au plus profond des entrailles de cette femme le monde est en question. »
Alexis Fichet (1er metteur en scène d’Artemisia vulgaris).



crédit  photographique | Caroline Ablain


Parcours du texte
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Artemisia vulgaris a été écrite dans le cadre d’une commande de Roland Fichet (auteur dramatique et directeur du Théâtre de Folle Pensée) pour le projet Pièces d’identités, création qui a regroupé en 2003-2004 de jeunes auteurs, metteurs en scène et comédiens français et africains.

Cette première version de la pièce a été créée en janvier 2004 à la Passerelle, Scène nationale de Saint-Brieuc, au sein du spectacle Pièces d’identités, dans une mise en scène d’Alexis Fichet, avec quatre comédiens: Carole Aubrée-Dumont, Marie-Laure Crochant, Wakeu Fogaing, Monique Lucas.

En 2005, j’ai repris et remanié la structure et la fin de la pièce, afin de l’actualiser. Certains des hommes politiques et chefs d’État qui figurent désormais dans la fiction avaient en effet changé de situation, s’étaient illustrés par de nouveaux agissements ; il m’a semblé intéressant d’en jouer, d’en rendre compte, de saisir les nouveaux questionnements qui se soulevaient dans cet entrelacs.

Ceci m’a poussée à concevoir une dernière partie d’Artemisia vulgaris « in progress », destinée à être réélaborée et réécrite au fil des soubresauts de l’actualité et de l’histoire proche, et en fonction des questions qui concernent l’assemblée des spectateurs au moment de la représentation.

Cette nouvelle version du texte a été mise en lecture à Rennes le 6 avril 2005 à l’ADEC, dans le cadre d’une Sortie d’août (cycle de lectures/spectacles) de la compagnie Lumière d’août. C’est à partir de cette lecture qu’a pris naissance le projet de création, qui s’est concrétisé fin mars 2007 au Théâtre la Paillette, avec une réécriture du texte faisant allusion aux élections présidentielles du printemps.

Le remaniement et la réécriture de la fin de la pièce sont d’ores et déjà en chantier, dans la perspective d’une intégration plus subtile de l’actualité politique à la fiction, dans l’idée d’un élargissement final de l’horizon mythique et poétique du récit.


En dehors de la compagnie Lumière d’août, la pièce suit aussi son chemin…

> Artemisia vulgaris a été sélectionnée par le comité de lecture parisien d’Aneth (Aux Nouvelles Écritures Théâtrales - Carnets de lectures n°9).

> Artemisia vulgaris a été publiée comme inédit dans la revue Théâtre s en Bretagne n°23 (P.U.R, 1er semestre 2006).

> Dieudonné Niangouna, auteur et metteur en scène congolais, a mis en lecture Artemisia vulgaris en décembre 2005 à Brazzaville, lors du festival Mantsina sur scène, avec une équipe d’acteurs congolais. Jean Clauvice N’Goubili, metteur en scène de l’Atelier Bobatu, a créé la pièce au CCF de Brazzaville le 12 mai 2007 (avec le soutien de Cultures France).



crédit  photographique | Caroline Ablain



Extraits du texte Artemisia vulgaris
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Lire l'extrait

Le texte intégral est publié dans la revue Théâtre s en Bretagne n°23, Presses Universitaires de Rennes, 1er semestre 2006. Il est aussi disponible sur demande auprès de la compagnie Lumière d’août.


Artemisia vulgaris en scène
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> Trois mouvements

1. « Le Voyage ». Ou la reconstitution quasi-policière des déplacements et voyages de cette femme à travers le monde, parsemée d’indices : les lieux où elle est allée, les prénoms des hommes d’Etat qu’elle a rencontrés, les réactions de ses cellules les plus intimes. Sur le plateau se joue aussi la construction du corps de la prostituée de luxe. Une traversée entre géopolitique et biologie.

2. « La cuisine ». On se rapproche de l’intimité domestique et des agissements d’ELLE, on formule des hypothèses. Entre une recette de confiture de fraises et l’évocation du linceul du Christ, la menace du terrorisme sexuel se dessine. Les mains dans la pâte, la question politico-philosophique des liens entre sexualité, désir de pouvoir et « destruction politique des corps » est soulevée par les récitants, qui nous révèlent enfin qu’ELLE détient dans sa cuisine les substances séminales des hommes d’Etat.

3. « Continuer ». Dans cette troisième partie où les noms des hommes politiques sont livrés dans leur réalité brute, où une certaine dimension d’actualité reprend le dessus, le projet de l’héroïne rencontre progressivement des obstacles, avant de péricliter. Tandis que les récitants se rapprochent du présent de l’assemblée des spectateurs, ELLE fait basculer son destin vers la forêt, vers un devenir-plante, un devenir-déesse qui semble l’éloigner de l’action politique mais lui donne les dimensions du mythe. (fin en phase de réécriture)

> Une héroïne et deux récitants

Sur le plateau, trois comédiens : un duo de récitants, et une jeune femme dont le corps et la personne vont devenir une légende. Artemisia vulgaris n’est en effet rien moins que la mise en place d’une légende contemporaine, politique et fantasmatique, racontée par des voix qui pourraient être celles de la rumeur – qu’elle soit populaire, mondaine, médiatique ou mythique.
Emeline Frémont incarne peu à peu cette légende, par un jeu de micro-métamorphoses. ELLE est en effet une figure qui vit des transformations permanentes, qui joue à épouser des identités multiples, qui trace sans cesse, non sans humour, des lignes de fuite : madame tout-le-monde, prostituée de luxe, espionne terroriste, « Artemis vulgaire », plante, déesse, Christ femelle... L’actrice accomplit imperceptiblement ce chemin des identités féminines, s’appuyant sur des stéréotypes légèrement décalés : de la femme banale à la prostituée de luxe, de la prostituée à la femme au fourneau, de la sorcière à la plante, de la plante à la déesse, etc.

Les récitants, Claire Péron et Stéphane Piveteau, reconstituent, construisent ou fantasment la destinée de cette femme, accompagnant son jeu de métamorphose. Enquêteurs, observateurs ou complices, ils sont les passeurs et les acteurs ludiques du verbe et du récit, les intermédiaires entre ELLE et le public, mais également les vecteurs conscients du propos politique qui se joue derrière la fable d’Artemisia vulgaris. Leur duo trace des rapports de distance et d’intimité avec l’héroïne, des rythmes et des intensités, se prêtant et se prenant au jeu.


crédit  photographique | Caroline Ablain


> Scénographie / un paysage mental

Conçu dans un dialogue nourri entre la scénographe Bénédicte Jolys et le metteur en scène, modulé au contact des acteurs pendant les répétitions, le dispositif scénographique et plastique d’Artemisia vulgaris dessine un paysage mental, à la fois clinique et organique, où s’écrit, se raconte et se joue l’histoire d’ELLE.

La vaste étendue blanche du sol est coupée au lointain par une forêt de branchages, rideau végétal et espace-source de l’héroïne. Des formes couleur chair échouées au sol évoquent les îles ou les continents des cartes de géographie, aussi bien que des matières plus directement organiques. Des pantalons et vestes d’hommes, figés dans des postures grotesques, rappellent les conquêtes et les chasses de la prostituée de luxe, puis résonnent avec la question de « la destruction politique des corps ». L’écran métallique en mouvement se veut une fenêtre sur le monde, de même que les écrans de plexiglas manipulés par les acteurs. Une table d’aluminium devient l’autel domestique de l’héroïne qui nous emmène dans les secrets de sa cuisine. Des îlots de bocaux transparents, des tubes néons et objets lumineux complètent le dispositif, devenant par moments accessoires de jeu.
La volonté est que la scénographie et ses éléments soient à la fois paysage, réseau de signes en évolution, et partenaires de jeu pour les comédiens.



Photographie panoramique du dispositif scénographique d’Artemisia vulgaris (crédit Stéphane Mahé)
> aperçu complet à 360° sur www.la-paillette.net/artemisia.htm


> L’irruption du réel documentaire

Si l’univers scénographique joue sur l’installation d’un paysage et d’une poétique, la mise en scène fait aussi appel à la présence de matériaux et supports documentaires plus bruts. Une radio réglée sur France Info diffuse en direct des nouvelles qui viennent interrompre le récit à des moments choisis : le pari est, prenant le risque de l’aléatoire, de faire résonner la fiction d’Artemisia vulgaris avec le flux médiatique, de rappeler au spectateur la rumeur continue du monde – puisque c’est toujours de cela qu’il est question. Des photos de chefs d’État sont projetées sur des écrans ou à même le corps de la comédienne. Ces inserts documentaires, ces liens bruts avec la réalité extérieure sont une façon de politiser l’univers scénique, en même temps qu’ils renvoient aux modes d’écriture du texte (collage, montage, insertion).


> Les photographies du « Voyage »

Caroline Ablain a réalisé une série de 12 photographies que je lui ai commandées, inspirées des 12 lieux de rencontre que ELLE évoque et décrit dans la première partie du texte, « Le Voyage ». Espaces intérieurs vides de présence humaine teintés d’étrangeté, focales frappantes, paysages à la banalité trompeuse, les images de Caroline Ablain entrent en résonance avec les espaces surmodernes dans lesquels le personnage principal évolue. Projetées sur un écran rotatif d’aluminium conçu par Bénédicte Jolys, les photographies n’ont pas de vocation illustrative : elles viennent accompagner et ponctuer le récit, installer ou contredire l’univers, ouvrir des fenêtres fugitives dans l’espace scénique.


 
« Le Voyage » - Photographies de Caroline Ablain pour projection dans le spectacle

 

> Images vidéo et participation de comédiens amateurs

Des images vidéo prennent place dans le spectacle, apparaissant sur différents supports de projection (écrans, objets, corps), s’intégrant à la scénographie et au récit, et devenant partenaires de jeu des comédiens. Nous souhaitions en effet avec Julie Pareau travailler en ce sens : que la vidéo soit au service des acteurs et du texte, qu’elle s’intègre avec souplesse dans la mise en scène.

Des voix et visages en vidéo interviennent pour donner une dimension supplémentaire au chœur de CEUX QUI PARLENT AUTOUR D’ELLE, assumé sur le plateau par Claire Péron et Stéphane Piveteau : sur des écrans de plexiglas manipulés par les acteurs, ces visages et ces voix rapportent des fragments de l’histoire d’Artemisia vulgaris. Ainsi l’idée d’un plus grand nombre de récitants et de témoins est-elle restituée, à mi-chemin entre récit médiatique et récit mythique.

Ces images ont été réalisées avec un groupe de 16 comédiens amateurs désireux de découvrir le texte et de tenter l’expérience. Les captations vidéo ont ensuite été retravaillées et montées par Julie Pareau. Leur intégration au plateau a fait l’objet de nombreuses expérimentations. Solliciter des comédiens amateurs et les inviter à participer de cette façon au processus m’a semblé important dans l’esprit du projet, pour ouvrir le geste de création vers l’extérieur, et en garder une trace visible dans le spectacle.

D’autres visages, photos en mouvement, prénoms, glissent sur l’espace scénique ou naissent sur le corps des acteurs, comme autant de signes contribuant à nourrir l’univers scénique et son imaginaire.


crédit  photographique | Caroline Ablain



Ateliers du spectateur
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La création d’Artemisia vulgaris au Théâtre la Paillette a été l’occasion de mettre en place des ateliers du spectateur avec trois classes de lycéens (1ère STI Arts appliqués et 1ère SMS du lycée Bréquigny, Terminale S du lycée Chateaubriand) et un groupe de spectateurs adultes.

Ces ateliers ont pour objet la découverte des quatre temps de l’œuvre théâtrale, et se déroulent selon le schéma suivant :

1) lecture du texte en amont, puis rencontre-discussion avec l’auteur et d’autres membres de l’équipe (en classe ou au théâtre)
2) ouverture d’une répétition publique pendant la création, dialogue avec les acteurs
3) représentation du spectacle
4) retours sur le spectacle et discussion avec l’équipe artistique (quelques temps après, en classe)

Françoise Martin, professeur de Français du lycée Bréquigny, dans le cadre de son programme sur le théâtre et sa représentation, a tracé un parallèle entre le Dom Juan de Molière et Artemisia vulgaris, et a demandé à ses élèves d’imaginer des scénographies pour la pièce (travaux plastiques en arts appliqués). Sophie Planchet, enseignante d’histoire-géographie au lycée Chateaubriand, et sa collègue de philosophie, ont mis en relation les thématiques soulevées par la pièce avec leurs programmes de Terminale respectifs.



crédit  photographique | Caroline Ablain

 


Presse
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Artemisia vulgaris : quand au théâtre, se mêlent sexe et politique

« La scène évoque un espace stérilisé où des pantalons d’hommes, braguettes ouvertes, figés et grotesques dans des positions évocatrices côtoient des éléments d’une blancheur virginale, une table d’hôpital et des bocaux en verre remplis de choses curieuses. Au fond, de verts branchages offrent une issue naturelle vers un ailleurs vivant : c’est là que l’ensorceleuse héroïne de cette légende moderne ira chercher l’apaisement et l’oubli. Claire Péron et Stéphane Piveteau forment un impeccable duo de récitants presque jumeaux et nous captent par l’inquiétante description clinique des aspects de notre monde actuel où même les œuvres d’art sont aseptisées. Émeline Frémont dégage une ironie redoutablement juste et charmeuse pour incarner cette prostituée machiavélique qui use de son sexe pour séduire et récolter les semences de chefs d’État dont les prénoms (Tony, Jacques…) et les visages sont projetés sans équivoque sur son dos nu. La compagnie Lumière d’août, sous la plume et la mise en scène de Marine Bachelot, convoque les candidats actuels à la présidence de notre pays dans un défilé où Nicolas S. choisira l’éprouvette où se mêle le sperme de Bush et de Berlusconi. France-Info en direct pendant le spectacle nous oblige à prendre conscience de l’immédiateté de l’actualité de cette belle fiction politique et poétique admirablement écrite et mise en scène. »

Ouest-France du mardi 3 avril 2007


Artemisia vulgaris ou le nouveau théâtre politique

« Dès ce soir, 20h30, le Théâtre de la Paillette propose au public un voyage entre fiction et réalité sur fond politique avec le spectacle Artemisia vulgaris. Cette pièce est une création de la compagnie Lumière d’août qui rassemble sous son étendard un collectif de six auteurs rennais. La jeune génération de metteurs en scène a déjà à son actif plusieurs pièces. […] Artemisia vulgaris : le destin d’une prostituée de luxe qui parcourt le monde à la rencontre de chefs d’’Etat et dictateurs, et qui mène un projet de recherche sur les questions du pouvoir et du sexe. Trois comédiens évoluent dans une scénographie originale où se mêlent objets divers, vidéos, projections de photos, qui sont autant de fenêtres ouvertes sur le monde. Les six esprits vifs de la compagnie n’ont pas l’habitude de travailler en vase clos : une quinzaine de comédiens amateurs ont participé au projet en donnant leur vision du texte d’Artemisia vulgaris au travers de vidéos projetées sur scène. »

Ouest-France du mercredi 28 mars 2007



Notices biographiques
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Marine Bachelot

Émeline Frémont, née en 1984. Comédienne.
Elle commence le théâtre en 1998, au sein d’un atelier dirigé par Régine Trotel à la MJC La Paillette à Rennes, et travaille autour d’auteurs tels que Daniil Harms, Franck Wedekind, Euripide.
En octobre 2003, elle entre à l’école du Théâtre National de Bretagne (TNB) dirigée par Stanislas Nordey. Elle y travaille sous la direction de Wajdi Mouawad, Eric Didry, Laurent Sauvage, Blandine Savetier, Claude Régy, Martine-Joséphine Thomas, Loïc Touzé, Hubert Colas, Roland Fichet, Robert Cantarella, Serge Tranvouez, Jean-Christophe Saïs, Marie Vayssière…
En septembre 2005 elle joue dans La photographie de Jean-Luc Lagarce, mis en scène par Thomas Jolly au TNB. En février 2006 elle participe à un chantier autour de l'écriture de Frédéric Vossier avec Robert Cantarella à Théâtre Ouvert à Paris.
En août 2006, avec la compagnie Piccola Familia, elle participe à la création du spectacle Arlequin poli par l’amour de Marivaux, mis en scène par Thomas Jolly. Reprise et tournée en 2007.
En octobre-novembre 2006, elle participe à la création française de Peanuts / Gênes 01 de Fausto Paravidino, deux spectacles mis en scène par Stanislas Nordey, joués à Rennes lors du Festival Mettre en scène et à Paris à Théâtre Ouvert.

Claire Péron, née en 1980. Comédienne.
Elle suit durant quatre ans un cursus Arts du Spectacle à l’Université Rennes 2. Lors de cette formation, elle travaille notamment avec Denis Lebert, Cédric Gourmelon, Madeleine Louarn et les acteurs de Catalyse, ou encore Pierre Maillet et David Jeanne Comello.
Elle a obtenu en juin 2006 le diplôme du Conservatoire de région de Rennes (direction Daniel Dupont), à l’issue d’une formation de 2 ans.
En novembre 2002, elle est figurante dans L'Excès-l'usine de Leslie Kaplan, mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo au Théâtre National de Bretagne (lors du Festival Mettre en Scène).
En mars 2004, elle est l’interprète de Ce soir je n'ai pas peur, monologue écrit par Erwan Tanguy, mis en scène par Vincent Furic (Ateliers 415). En mai 2006 elle est comédienne dans ç.a.n écrit et mis en scène par Pierre-François Garel, Festival Théâtre en Rance, Dinan.
En 2005 elle participe à plusieurs Sorties d’août (lectures spectacles) avec la compagnie Lumière d’août. Elle est interprète dans les Courtes pièces politiques de la compagnie Lumière d’août, créées en novembre 2006 au Théâtre la Paillette à Rennes.
En 2007 elle joue dans Bouli-Miro de Fabrice Melquiot, mise en scène Stéphanie Peinado (Ateliers 415), créé au Théâtre du Préau à Vire (Normandie).

Stéphane Piveteau, né en 1976. Comédien.
Après un bac A3 Théâtre, il suit un cursus Arts du spectacle à l’Université Rennes 2, où il travaille avec les Lucioles, Cédric Gourmelon, Madeleine Louarn...
De 1997 à 2000, il partage de nombreux travaux avec Nadia Vonderheyden, et Denis Lebert. En 2001, il joue dans Bérénice de Racine, mis en scène par Denis Lebert.
Il est interprète dans , mise en scène de Benoît Gasnier (Théâtre à l’Envers) lors du Festival Mettre en scène 2001.
En 2002, il joue dans Kant de Jon Fosse, mise en scène de Georges Muns, à Tours.
Entre 2002 et 2004, il est interprète dans le projet Melancholia 1 de Jon Fosse, mise en scène de François Tizon, en Islande, à Lyon, Bourg-en-Bresse et au Mans. En 2004 au Théâtre Dijon Bourgogne, il participe à un stage avec Mathias Langhoff autour de Shakespeare.
En 2005 il participe à plusieurs Sorties d’août (lectures spectacles) avec la compagnie Lumière d’août et est interprète dans les Courtes pièces politiques, créées en novembre 2006 au Théâtre la Pailette.
Il joue en 2006 et 2007 dans Gens de Séoul d’Oriza Hirata, mise en scène d’Arnaud Meunier, créé au Théâtre National de Chaillot.

Bénédicte Jolys, née en 1978. Scénographe.
Elle est diplômée des Beaux-Arts de Rennes (DNAP, 2000) et de L’ENSATT Lyon (scénographie, 2004). Son champ d’action comprend la danse, le théâtre, les arts plastiques. Parallèlement à ces deux formations de 1998 à 2004, elle participe à des créations collectives de performances plastique et chorégraphique dans le cadre de workshops avec les chorégraphes Stéphane Fratti et Bernardo Montet, est assistante des plasticiens Jan Kopp, Nicolas Floc’h (installation), Gilles Touyard (théâtre), réalise et capte des images vidéo pour des créations du chorégraphe Alain Buffard. Elle est scénographe du Théâtre de Folle Pensée pour le projet Pièces d’identités à Saint-Brieuc et en Afrique de l’Ouest. Elle crée et réalise avec E. Roy une scénographie pour Michel Raskine, et signe la conception scénographique des derniers projets du chorégraphe Dominique Jégou. Avec Charline Grand, elle participe au projet franco-nigérien A l’étroit, deuxième mouvement, sur un texte d’Alfred Dogbé (création au Niger en 2005 et reprise en tournée en 2006 dans cinq pays d’Afrique).

Caroline Ablain, née en 1978. Photographe.
Après une Licence d'Histoire de l'Art et Archéologie à l'Université Rennes 2, elle entre à l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, dont elle obtient le diplôme en juin 2004. Elle se consacre à la photographie de spectacle vivant (théâtre, danse, musique…), tout en poursuivant d’autres recherches sur le portrait, le paysage, sur des images qui saisissent ou mettent en scène le réel. Elle a travaillé entre autres avec le Théâtre d'Arles, le Musée Réattu (Arles) et la Région PACA. Vivant désormais à Rennes, elle travaille notamment avec le Théâtre National de Bretagne, le Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne, et plusieurs compagnies de la région.
Site web : www.carolineablain.com

Julie Pareau, née en 1978. Vidéaste.
Depuis l'obtention de son diplôme aux Beaux-arts de Rennes en 2001, Julie Pareau travaille la vidéo et l'écriture. On a pu voir ses vidéos notamment à Jussieu lors de Nuit-blanche Paris, sur une invitation de Hou Hanru, en 2004. Entre 2004 et 2005, elle intervient dans la revue Hypercourt : n° 2 et 4, aux éditions è®e. Son texte Le souci du chirurgien est paru dans l'ouvrage collectif « Renews 2 ENFIN ! », aux éditions è®e, en octobre 2005. En février 2006, elle est en résidence d’artiste à la Villa du Lavoir à Paris pour mettre en place les éléments d’un nouveau travail d’écriture intitulé ENTRE. Elle travaille plus intensément comme vidéaste et technicienne pour le théâtre depuis septembre 2006.

 


Conditions techniques
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Plateau minimum 10x10 mètres - pendrillonnage à l’allemande
Fiche technique plus complète sur demande




Contact
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Marine Bachelot
12 rue Ginguené
35 000 Rennes
Tél. 06 78 52 33 86
marinebachelot@yahoo.fr

> Lumière d’août > compagnie théâtrale / collectif d’auteurs
81 rue de l’Alma – 35 000 Rennes
Tél.  02 99 79 32 91 ou 06 78 52 33 86
e-mail : lumiere_daout@yahoo.fr
site : www.lumieredaout.net