Les textes qui s’écrivent aujourd’hui, qu’ils soient ou pas conçus pour le théâtre...
La recherche et le croisement des formes artistiques au sein du théâtre.
L’établissement de relations durables avec les publics.

 

Amplitude du théâtre, manifestation du texte

Nous écrivons aujourd’hui et pour aujourd’hui. Le texte contemporain, tel que nous le connaissons et le pratiquons, nous apparaît comme un espace de « l’ici-et-maintenant », comme un espace de possibles : un espace où inventer des formes et des structures, un espace où forger des styles et des langues, où faire entendre et parler des voix multiples, où faire résonner le monde et l’intime.

Nous pensons que transmettre les textes contemporains, sous toutes leurs coutures, nécessite de chercher et d’expérimenter des formes variées confrontant plusieurs disciplines artistiques. Ces formes peuvent aller de la représentation traditionnelle scène/salle à la mise en espace, en passant par la lecture publique, la poésie sonore, le vidéo-texte, les expositions de textes, etc.

Nous ne souhaitons pas prédéterminer les formes et les techniques qui permettent de faire entendre et sentir les textes actuels. Le théâtre nous apparaît aujourd’hui comme l’espace-temps le plus propice aux recherches sur la manifestation du texte, sur son devenir public.

 

Le collectif

lumire daot

Nous concevons notre compagnie comme un collectif assemblé par et pour le texte.

Le principe du porteur de projet s’est imposé à nous : celui ou celle qui désire porter un projet, accepté par le groupe, devient la personne référente auprès notamment des tutelles ou des différents partenaires.

Théâtre, récit, poésie, essai, chacun suit pour l’instant son chemin sans s’imposer a priori un genre, une longueur, un thème. Chacun travaille de son côté avec ses propres outils. Il s’agit d’un collectif en ce sens que nous sommes à l’écoute les uns des autres (notamment par le biais de résidences d’écriture et de lecture), que nous avons du désir pour les textes qui naissent. Il s’agit d’un collectif en ce sens que chacun travaille d’abord sa propre veine, et que nous n’écrivons pas à six plumes.
Le collectif est le moyen d’accompagnement en sympathie de nos écritures.
En outre, si nous formons un collectif d’auteurs, nous n’avons pas pour autant l’intention de ne travailler que sur nos textes au sein de la compagnie. Écrire, c’est toujours prendre en compte ce que les autres écrivent.

D’ailleurs les membres de Lumière d'août travaillent régulièrement auprès d’autres artistes ou structures.

 

Séminaires

Un collectif d’auteurs est un assemblage peu commun. Pour les lectures, pour les créations de spectacles, nous travaillons en partenariat avec d’autres structures, et engageons des comédien.nes extérieur.es à la compagnie. Nous avons constamment besoin de faire appel à des forces extérieures.

Mais notre spécificité est aussi d’être un collectif d’auteurs, fondé pour et par le texte. Le centre, vital, de notre existence artistique, est le partage de moments d’écriture, et l’accompagnement mutuel des textes. Ces moments ne peuvent exister que dans le cadre d’un séjour commun prolongé, où le temps est partagé entre écriture et lecture critique des textes. Nous organisons régulièrement des séminaires, qui sont toujours des moments capitaux pour le collectif (écriture, réflexion, partage des enjeux).

 

Publics

Nous espérons proposer une démarche singulière : une compagnie d’auteurs en relation étroite avec les publics.

Nous travaillons à Rennes ou à partir de Rennes. Nous avons conscience de travailler dans un milieu où l’offre de spectacles et les actions à destination des publics sont déjà denses. Pour autant, il y a toujours des démarches à inventer en relation avec les spectateurs. Le mode d’organisation de notre compagnie, le nombre de personnes qui la compose permettent d’établir des relations avec les publics inscrites dans la durée.

Ainsi, la plupart de nos spectacles sont accompagnés d’ateliers, notamment d'ateliers du spectateur - série d’actions fondées sur une mise en relation des spectateurs et des processus de création. Nous souhaitons que le public puisse avoir un rapport précis avec les quatre temps de l’œuvre théâtrale (l’écriture, les répétitions, les représentations, l’après-représentation). Le regard et l’écoute du spectateur s’affinent d’autant plus quand ils sont sollicités aux différents moments de la création.

Outre les ateliers du spectateur, Lumière d’août associe parfois des comédiens amateurs à des lectures ou chantiers, encadrés par des comédiens professionnels ou des metteurs en scène, pour s’approcher d’une langue, partager un processus de répétition, participer à un évènement public.

La question du partage des processus artistiques avec les publics intéressés par cette démarche nous importe particulièrement.